Il vient de terminer sa campagne de crowdfunding avec un objectif atteint à 268%. Gwenolé Ollivier, fondateur et dirigeant de la brasserie D’istribilh, termine cette collecte de fonds par une jolie récolte de plus de 25 000€ pour faire avancer ses projets. Pour sa communication, le brasseur s’amuse des codes et des symboles de la Bretagne et communique en .bzh.

Du vin à la bière
Parti à Bordeaux puis en Suisse pour devenir ingénieur œnologue. Gwenolé Ollivier a travaillé dans différents domaines viticoles aux quatre coins de la France et même en Nouvelle-Zélande. Cependant la Bretagne lui manquait. Il a donc décidé de « rentrer au pays », dans le Nord Finistère pour y développer son activité. Conscient qu’il faudrait sans doute attendre « quelques années encore avant que le climat  ne permette la culture de vignes dans le Finistère», il s’est tourné vers la bière en prenant le poste de responsable « qualité gustative et production » à la Brasserie Lancelot au Roc Saint-André dans le Morbihan. En 2013, il décide de monter sa propre brasserie : D’Istribilh.

Jouer avec la culture et les codes bretons
Vous avez peut-être déjà vu sa vidéo de promotion sur les réseaux sociaux. Gwenolé Ollivier, dont le breton est une des langues maternelles, s’amuse avec les codes et les symboles de la Bretagne. Il utilise avec plaisir les bretonnismes (mots en breton utilisés couramment par les non-bretonnants) pour le nom de sa brasserie ainsi que pour les noms de ses bières : Ribin, Riboul, Fresk… Côté web, le .bzh lui est paru comme évident. « C’était l’occasion de mettre facilement en avant ma localisation géographique et d’intéresser les gens à la culture et à la langue bretonnes ». Ses différents collaborateurs voient cette démarche d’un bon œil « Les personnes extérieures à la Bretagne trouvent intéressant que les régions, et dans mon cas la Bretagne, puissent être mises en avant sur Internet avec les nouvelles extensions ».

Développer une bière locale
Si jusqu’à présent les bières étaient fabriquées dans le Nord Finistère avec des matières premières provenant d’un peu partout (Canada, Alsace, Belgique…), le brasseur s’est lancé un nouveau défi en faisant pousser avec un ami maraîcher du houblon et de l’orge biologiques, à Plougastel (29). L’objectif ? Avoir une bière fabriquée avec le maximum d’ingrédients locaux.
La récolte a eu lieu il y a quelques jours. Si tout se passe comme prévu, la nouvelle bière devrait être prête pour la fin de l’année.

Toutes les informations sur cette brasserie bretonne : www.distribilh.bzh